Façades haussmanniennes illuminées rue Marbeuf la nuit, Paris 8e

Guide du quartier

Rue Marbeuf, Paris 8e : histoire, adresses et anecdotes

460 mètres entre l'avenue George-V et les Champs-Élysées, une salle Art nouveau inscrite aux monuments historiques, un garage signé Mallet-Stevens, Arsène Lupin et un pensionnat du Second Empire. La rue Marbeuf a plus d'histoires que sa longueur ne le laisse croire. Nous la connaissons bien : le Loft Triangle d'Or est au numéro 18.

La rue Marbeuf en bref

  • Arrondissement : 8e, quartier des Champs-Élysées, au cœur du Triangle d'Or.
  • Tracé : du 20 avenue George-V au 39 avenue des Champs-Élysées.
  • Dimensions : 460 mètres de long, 16 mètres de large.
  • Métro : Franklin D. Roosevelt (lignes 1 et 9), George V (ligne 1) à quelques minutes.

D'où vient le nom de la rue Marbeuf ?

La rue naît vers 1798 sur un ancien chemin qui longeait le Grand Égout, un petit cours d'eau qui descendait de Ménilmontant jusqu'à la Seine, près de l'actuel pont de l'Alma. On l'appelle d'abord la rue des Gourdes, du nom du marais des Gourdes où l'on cultivait des courges.

Par décision ministérielle du 19 octobre 1829, elle devient la rue Marbeuf, du nom du jardin voisin, le « jardin Marbeuf », aussi appelé la « folie Marbeuf ». En 1812, la société propriétaire de ce jardin avait déjà ouvert une allée privée en L, l'allée Marbeuf, qui débouchait aux numéros 67-69 de l'avenue des Champs-Élysées.

Du Second Empire aux années folles

Sous le Second Empire, la rue est encore peu bâtie : on n'y compte qu'un seul hôtel particulier, celui de Mme de Chasseloup-Laubat. Les immeubles haussmanniens qui la bordent aujourd'hui s'élèvent dans les décennies suivantes.

Vers 1900, selon le chroniqueur André de Fouquières, la rue a une réputation légère : beaucoup de « cocottes », ces demi-mondaines de la Belle Époque, y habitent. Dans l'entre-deux-guerres, l'automobile s'installe : la rue accueille un garage Alfa Romeo dessiné par Robert Mallet-Stevens en 1927 et un garage d'exposition Citroën signé Albert Laprade et Léon Bazin en 1929.

Avant la guerre, la Société générale immobilière possède seize immeubles de la rue, dont le numéro 18. Placés sous séquestre à la Libération, ils sont revendus individuellement au profit de l'État en 1947 et 1948.

Les adresses à connaître, numéro par numéro

  • N° 5 : l'ancienne Fermette Marbeuf, créée en 1898 par Émile Hurtré et Jules Wielhorski dans le style Art nouveau. Redécouverte et restaurée en 1978, sa salle 1900 est inscrite aux monuments historiques depuis 1983. Le lieu abrite aujourd'hui le restaurant Beefbar.
  • N° 6 : l'homme de lettres Étienne Grosclaude y vivait en 1910.
  • N° 18 : l'ancienne pension Duplay, aujourd'hui le Loft Triangle d'Or (voir plus bas).
  • N° 19 : Raphaël Duflos, sociétaire de la Comédie-Française, y a habité.
  • N° 26 : l'ancien siège de la société de films d'André Hunebelle. La rue Robert-Estienne s'ouvre à cette hauteur.
  • N° 27 : le magistrat Paul Matter, président de la Cour de cassation, y a vécu.
  • N° 32-34 : l'emplacement du garage Citroën de 1929, démoli en 1952, puis de l'ancien cinéma Le Marbeuf.
  • N° 36 : l'emplacement du garage Alfa Romeo de Mallet-Stevens. La légende y loge aussi Arsène Lupin, sous le nom d'Étienne de Vaudreix.
  • N° 37 : l'écrivain Paul Morand y est né en 1888.

Le 18 rue Marbeuf : de la pension Duplay au Loft Triangle d'Or

Sous le Second Empire, le numéro 18 (alors numéro 44) abritait la pension Duplay, tenue par le petit-fils de Maurice Duplay, le logeur et ami de Robespierre. Parmi ses anciens élèves : Charles Bonaparte et Jean Casimir-Perier, futur président de la République.

Cette adresse accueille aujourd'hui le Loft Triangle d'Or, un appartement haussmannien de 250 m² privatisable pour des événements : parquet ancien, moulures, cheminées et lumière naturelle, 4 salles modulables, jusqu'à 80 personnes en cocktail et 60 en dîner assis. Découvrez notre loft haussmannien à louer : on y organise des séminaires à Paris, des soirées d'entreprise et des showrooms pendant la Fashion Week.

Que faire autour de la rue Marbeuf ?

La rue est un point de départ idéal pour découvrir le quartier. À l'ouest, l'avenue George-V et ses palaces. Au nord, les Champs-Élysées. Au sud, par la rue François-Ier, l'avenue Montaigne et ses maisons de couture, illuminées de la mi-novembre au début de janvier.

Au numéro 5, le restaurant Beefbar occupe l'ancienne Fermette Marbeuf et a conservé sa salle 1900, inscrite aux monuments historiques.

Venir rue Marbeuf

  • Métro : Franklin D. Roosevelt (lignes 1 et 9) ou George V (ligne 1).
  • RER : Charles de Gaulle – Étoile (RER A), puis un quart d'heure à pied par les Champs-Élysées.
  • Voiture : un parking public sécurisé ouvert 24 h/24 se trouve face au numéro 18.

Questions fréquentes

Où se trouve la rue Marbeuf ?

Dans le 8e arrondissement de Paris, entre le 20 avenue George-V et le 39 avenue des Champs-Élysées, au cœur du Triangle d'Or.

Quel métro pour la rue Marbeuf ?

Franklin D. Roosevelt (lignes 1 et 9) ou George V (ligne 1), chacun à quelques minutes à pied.

D'où vient le nom de la rue Marbeuf ?

Du jardin Marbeuf, aussi appelé folie Marbeuf, qui s'étendait à côté. La rue des Gourdes a pris ce nom par décision ministérielle du 19 octobre 1829.

Qu'y a-t-il au 18 rue Marbeuf ?

L'adresse de l'ancienne pension Duplay du Second Empire, où se trouve aujourd'hui le Loft Triangle d'Or, un lieu événementiel haussmannien de 250 m² privatisable jusqu'à 80 personnes.

Qu'est devenue la Fermette Marbeuf ?

Créée en 1898 au numéro 5 de la rue, elle abrite aujourd'hui le restaurant Beefbar, qui a conservé sa salle 1900, inscrite aux monuments historiques depuis 1983.

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